Un port plus fort, plus de lumière dans les villages : le nouveau chapitre Bénin-UE
Le Bénin et l’Union européenne ont tenu leur deuxième dialogue de partenariat mercredi, avec la ministre des Affaires étrangères Corinne Amori Brunet et le chef de la délégation européenne Stéphane Mund, qui ont passé en revue les avancées réalisées, les difficultés restantes et les projets à venir. L’objectif est clair : faire en sorte que cette coopération profite réellement aux populations.
Deux grands chantiers occupent une place centrale. Le premier concerne l’électricité. L’Union européenne soutient le renforcement du réseau existant, l’installation de petits réseaux autonomes et le développement de l’énergie solaire. L’idée est d’amener la lumière dans les villages et les quartiers encore mal desservis. Quand les foyers, les écoles et les petits commerces ont accès à une électricité stable, la vie quotidienne change, les activités économiques démarrent plus facilement et les enfants peuvent étudier le soir.
Le second chantier est le port autonome de Cotonou. Un programme de modernisation vise à le rendre plus compétitif, à fluidifier les opérations et à améliorer sa gestion. Ce port n’est pas seulement un outil national. Il s’inscrit dans les grands axes commerciaux de la région : la route qui relie Cotonou à Niamey et celle qui va d’Abidjan à Lagos en passant par Cotonou. Un port plus performant facilite les échanges, réduit les coûts et renforce le rôle du Bénin comme carrefour ouest-africain.
Au-delà de ces deux priorités, le dialogue a aussi abordé d’autres sujets importants : le financement des petites et moyennes entreprises, l’accès à l’eau et à l’assainissement, la formation professionnelle, le numérique, la prévention de l’extrémisme, le tourisme, le développement des territoires et l’aide à la formalisation des activités économiques. Ces domaines forment ensemble une architecture de coopération plus solide, alignée sur la stratégie Global Gateway de l’Union européenne.
En ciblant à la fois l’électrification des zones rurales et la modernisation du port, le Bénin et l’Europe s’attaquent à deux freins majeurs du développement. L’un améliore le quotidien des habitants et ouvre des perspectives économiques locales. L’autre renforce la position du pays dans les échanges régionaux. Ensemble, ces actions dessinent une ambition simple : transformer les infrastructures essentielles pour que le Bénin consolide son rôle de plateforme d’intégration en Afrique de l’Ouest, au bénéfice de ses citoyens.

