Assemblée nationale : Djogbénou entre responsabilité, solidarité, reconnaissance et dialogue républicain
Le Palais des Gouverneurs de Porto-Novo a accueilli, ce mercredi 21 octobre 2026, la cérémonie solennelle d’ouverture de la deuxième session ordinaire de l’année de l’Assemblée nationale du Bénin. Présidée par le professeur Joseph Fifamin Djogbénou, président de l’institution parlementaire, cette session s’annonce déterminante pour la vie économique, sociale et institutionnelle du pays.
Au-delà de l’examen du projet de loi de finances pour la gestion 2027, les députés sont appelés à se pencher sur plusieurs préoccupations majeures, notamment la protection des personnes vulnérables, la sécurité routière et l’amélioration du fonctionnement de la représentation nationale.
Le budget 2027, principal rendez-vous parlementaire

Conformément aux dispositions constitutionnelles, la deuxième session ordinaire de l’année est traditionnellement consacrée à l’examen du budget de l’État. Pour la dixième législature, ce rendez-vous revêt une importance particulière, puisqu’il intervient dans le contexte de la préparation du premier budget du nouveau septennat.
Dans son adresse aux députés, le président de l’Assemblée nationale a insisté sur la responsabilité qui incombe aux élus du peuple dans l’étude du document budgétaire. Il s’agit, pour la représentation nationale, d’apprécier les orientations économiques et financières du gouvernement, d’examiner les priorités nationales et de veiller à la cohérence entre les ressources mobilisées et les objectifs de développement.
Les choix budgétaires devront ainsi répondre aux attentes des populations, soutenir l’activité économique et contribuer à l’amélioration des conditions de vie des citoyens. Dans cette perspective, Joseph Djogbénou a invité ses collègues parlementaires à faire preuve d’assiduité, de rigueur et de responsabilité tout au long des travaux.
Le président de l’institution a également salué le travail accompli au cours de la première session ordinaire de l’année, encourageant les députés à maintenir cette dynamique dans l’exercice de leurs missions législatives et de contrôle de l’action gouvernementale.
Protection de l’enfance : une responsabilité collective
Au-delà des questions budgétaires, la protection des enfants a occupé une place importante dans les préoccupations évoquées par le président de l’Assemblée nationale. Les violences et les mauvais traitements infligés aux enfants, parfois dans leur propre environnement familial, constituent un défi qui appelle une réponse collective.
Évoquant notamment le cas de la petite Flora et d’autres jeunes victimes de sévices, Joseph Djogbénou a attiré l’attention sur la nécessité de renforcer les mécanismes de protection des enfants, particulièrement ceux qui se trouvent dans des situations de vulnérabilité.
Pour le président du Parlement, le devoir de protection ne saurait être dissocié des responsabilités des familles, de la société et des institutions publiques. Les enfants, quels que soient leur milieu de vie et leur environnement familial, doivent pouvoir bénéficier de conditions garantissant leur sécurité et leur épanouissement.
Dans cette dynamique, il a mis en avant les actions conduites par le gouvernement, notamment à travers le ministère chargé des Affaires sociales, l’Institut national de la femme et les structures d’accueil des enfants en difficulté. Le renforcement de ces dispositifs apparaît comme un enjeu majeur pour mieux prévenir les violences et assurer une prise en charge adaptée aux victimes.
Cette préoccupation interpelle également les députés sur les réponses législatives et institutionnelles susceptibles de contribuer à une meilleure protection des couches les plus fragiles de la population.
Sécurité routière et fonctionnement du Parlement au programme
La sécurité figure également parmi les sujets annoncés pour cette deuxième session ordinaire. Face aux dangers qui menacent les usagers de la route, les députés devront examiner le projet de Code de la route, un texte dont les dispositions sont attendues pour renforcer la prévention des accidents et améliorer la sécurité des déplacements.
Le président Joseph Djogbénou a salué les travaux préparatoires réalisés par les commissions parlementaires afin de permettre aux élus de mieux s’approprier les enjeux de ce projet. L’objectif est de favoriser un examen éclairé du texte et de contribuer, à travers l’action législative, à la préservation des vies humaines.
Les travaux porteront également sur une résolution relative au règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Cette initiative vise à renforcer le fonctionnement de l’institution et à adapter ses mécanismes internes aux exigences de la nouvelle législature.
Ces différents dossiers témoignent de la diversité des responsabilités qui attendent les députés au cours de cette session, entre examen des politiques publiques, adaptation du cadre juridique et amélioration de la gouvernance institutionnelle.
Solidarité institutionnelle et dialogue républicain

La cérémonie d’ouverture a réuni plusieurs personnalités de la République, des membres du gouvernement, des responsables d’institutions, des représentants du corps diplomatique ainsi que d’autres invités.
Dans son intervention, le président de l’Assemblée nationale a salué leur présence, qu’il a présentée comme une manifestation de l’attachement au dialogue et à la complémentarité entre les institutions de la République.
Il a rappelé l’importance du respect des compétences et des prérogatives de chaque institution dans le fonctionnement harmonieux de l’État. Cette exigence concerne également les questions relatives à la régulation des médias et au fonctionnement des organes publics d’information, qui appellent, selon les enjeux évoqués, un dialogue respectueux du cadre institutionnel.
Pour Joseph Djogbénou, la diversité des missions confiées aux institutions ne doit pas occulter leur objectif commun : servir la République, consolider la démocratie et contribuer au développement du Bénin.
Cette vision de la solidarité institutionnelle constitue un appel à la concertation et à la responsabilité dans la conduite des affaires publiques.
Olympe Bhêly-Quenum, Angélique Kidjo et les talents béninois à l’honneur
L’ouverture de cette session a également été l’occasion pour le président de l’Assemblée nationale de mettre en lumière des personnalités dont les œuvres et les performances contribuent au rayonnement du Bénin.
Une attention particulière a été accordée à l’écrivain béninois Olympe Bhêly-Quenum, récemment célébré à l’occasion de son centenaire. Originaire de Ouidah, l’homme de lettres s’est illustré par une œuvre qui explore les réalités africaines, les traditions, les croyances et les grandes interrogations de l’existence humaine.
À travers cet hommage, Joseph Djogbénou a souligné l’importance de reconnaître davantage le mérite des personnalités nationales de leur vivant et de mieux valoriser le patrimoine intellectuel et culturel du pays.
Le président du Parlement a également salué les performances des jeunes Guépards scolaires du Bénin, qui ont enregistré une victoire remarquable face à l’Inde sur le score de 27 buts à 0, ainsi que le parcours de la chanteuse béninoise de renommée internationale Angélique Kidjo.
Ces références illustrent la volonté de mettre en valeur les réussites béninoises dans des domaines aussi variés que la littérature, la culture et le sport. Elles rappellent également le rôle de la reconnaissance nationale dans la transmission des valeurs d’excellence aux jeunes générations.
Une session placée sous le signe de l’intérêt général
Avec l’ouverture de cette deuxième session ordinaire, la dixième législature engage une nouvelle étape de son activité parlementaire. L’examen du budget général de l’État pour la gestion 2027 constituera le principal chantier des députés, sans occulter les autres dossiers relatifs à la protection des citoyens, à la sécurité routière et au fonctionnement de l’institution.
En invitant ses collègues à conjuguer rigueur, assiduité et sens des responsabilités, Joseph Djogbénou a rappelé l’exigence qui s’attache à l’exercice du mandat parlementaire : faire prévaloir l’intérêt général dans l’examen des textes et la conduite des débats.
Les travaux de cette session seront ainsi déterminants pour les orientations budgétaires de l’année 2027 et pour l’avancement de plusieurs réformes attendues dans la vie nationale.

