Licenciements massifs à la SRTB : 169 agents sur le départ, un cadeau empoisonné pour le nouveau Président ?

Licenciements massifs à la SRTB : 169 agents sur le départ, un cadeau empoisonné pour le nouveau Président ?
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Le syndicat SYNTRAP BENIN a alerté l’opinion sur un projet de licenciement collectif touchant 169 agents de la Société des radios et télévisions du Bénin (SRTB). La révélation intervient après une réunion à la Direction générale du Travail, suite à une convocation de la DRH. Selon la direction, cette mesure s’inscrit dans un vaste plan de modernisation et de restructuration visant à supprimer des postes jugés redondants et à réorganiser plusieurs services.

Pour le personnel, cette décision est vécue comme un véritable choc. Le syndicat qualifie l’opération de « grave et suicidaire », soulignant les risques majeurs sur la continuité du service public. La SRTB reste en effet le principal outil de diffusion d’information de proximité, d’éducation et de promotion culturelle à travers tout le territoire national. Un départ massif d’agents pourrait entraîner des baisses de production, affaiblir les capacités rédactionnelles et réduire la présence sur le terrain, particulièrement en régions.

Le moment choisi pour cette annonce pose surtout question. À la veille de la prestation de serment du nouveau Président de la République, Romuald Wadagni, ce vaste plan de compression d’effectifs risque de créer un climat social tendu dès les premiers jours de la nouvelle mandature. Le chef de l’État, attendu sur la modernisation de l’administration et le renforcement du service public, pourrait voir son image écornée si les radios et télévisions nationales peinent à assurer leur mission. Un média public fragilisé limiterait en effet l’efficacité de la communication gouvernementale sur les priorités nationales et pourrait générer des dysfonctionnements perceptibles par les citoyens.

Le SYNTRAP BENIN met en garde contre les conséquences sociales et opérationnelles. Le syndicat exige des critères de sélection transparents et objectifs, le strict respect du Code du Travail et des mesures d’accompagnement conséquentes. Aucune liste définitive n’ayant été communiquée à ce jour, l’incertitude alimente l’inquiétude au sein du personnel.

Alors que le nouveau pouvoir s’apprête à prendre ses fonctions, ce dossier constitue un premier test majeur pour Romuald Wadagni. La gestion apaisée de la restructuration de la SRTB démontrera sa capacité à concilier impératifs de modernisation et préservation de la stabilité sociale. Les regards restent braqués sur les décisions à venir.

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Modeste Dossou

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