Educations, Santé, Agricultures, les premières mesures sociales de Romuald Wadagni
Au cours du Conseil des Ministres tenu mercredi 3 mai 2026, sous la présidence de Romuald Wadagni, le Gouvernement béninois a traduit en actes concrets plusieurs engagements majeurs du projet de société du Président de la République. Ces décisions, axées sur l’éducation, la santé et l’agriculture, visent à améliorer directement les conditions de vie des populations, particulièrement des plus vulnérables, tout en renforçant les bases du développement économique national.
Dans le domaine de l’éducation, une avancée historique a été actée. Dès la rentrée scolaire 2026-2027, la scolarité dans l’enseignement secondaire général et technique public deviendra entièrement gratuite pour toutes les filles sur l’ensemble du territoire national. Cette mesure, hautement symbolique, vise à accélérer la promotion de l’égalité des genres et à garantir un accès universel des jeunes filles à une éducation de qualité. Parallèlement, une enveloppe de 20 milliards de FCFA a été débloquée pour accélérer le programme d’accès à l’eau potable et à l’électricité dans tous les établissements publics d’enseignement qui en sont encore dépourvus. Cette initiative améliorera significativement les conditions d’apprentissage et de travail dans les écoles.
Au niveau de l’Enseignement supérieur, un comité interministériel a été mis en place. Il aura pour mission d’examiner les conditions de relance et d’amélioration des œuvres sociales (transport, hébergement et restauration) dans les universités publiques. Ses recommandations seront présentées lors de la prochaine séance du Conseil des Ministres, avec pour objectif une mise en œuvre effective dès la rentrée académique 2026-2027. Ces décisions traduisent la volonté du Gouvernement de faire de l’éducation un véritable levier d’émancipation et de transformation sociale.
Dans le secteur de la santé, des mesures immédiates ont été prises pour renforcer la prise en charge des populations. Une dotation d’un milliard de FCFA est constituée afin de permettre aux hôpitaux publics de constituer des stocks suffisants d’intrants médicaux. Grâce à cette enveloppe, toutes les formations sanitaires du pays seront en mesure de prendre en charge, de manière diligente et sans aucune conditionnalité préalable, tout patient dont le pronostic vital est engagé. Cette disposition marque une avancée décisive vers la couverture sanitaire effective et l’accès universel aux soins d’urgence.
Par ailleurs, 10 milliards de FCFA sont alloués au programme d’accès à l’eau potable et à l’électricité dans les centres de santé publics encore non équipés. Cette initiative vise à moderniser les infrastructures sanitaires et à améliorer la qualité des services offerts aux populations. Le Conseil a également prescrit l’accélération du programme de supplémentation nutritionnelle des 1000 premiers jours de l’enfant, une mesure essentielle pour lutter contre la malnutrition et poser les bases d’un capital humain robuste.
Le domaine de l’agriculture n’a pas été en reste. Des subventions spécifiques sont instituées au profit des producteurs des filières stratégiques : riz, coton, soja et cajou, dès la campagne agricole 2026-2027. L’objectif est triple : mieux récompenser l’effort productif, sécuriser les revenus des exploitants agricoles, approvisionner durablement les unités de transformation locales et consolider la position du Bénin comme puissance agricole et agro-industrielle de référence en Afrique de l’Ouest.
Concrètement, pour la filière coton, une prime exceptionnelle de 10 FCFA par kilogramme sera versée aux producteurs lorsque la production nationale dépassera 700 000 tonnes, en plus du prix homologué. Pour les filières cajou, soja et riz, une prime identique de 10 FCFA/kg sera accordée sur les quantités livrées aux usines locales une fois les capacités de transformation installées satisfaites. Pour la campagne 2026-2027, ces capacités s’élèvent respectivement à 200 000 tonnes pour le cajou, 450 000 tonnes pour le soja et 350 000 tonnes pour le riz.
Le Conseil a par ailleurs instruit les ministres sectoriels à engager une réflexion stratégique approfondie sur la restructuration de ces trois filières afin d’accroître leur compétitivité sur les marchés régional et international.
Ces mesures, d’un montant global significatif, illustrent l’engagement du Gouvernement à matérialiser les promesses du Chef de l’État. Elles s’inscrivent dans une logique de développement inclusif, alliant justice sociale, renforcement des services de base et soutien à la production nationale. Leur mise en œuvre diligente devrait produire des effets visibles sur le bien-être des citoyens et la croissance économique du pays dans les prochains mois.

