Eau potable en milieu rural : 3,3 milliards de FCFA pour 130 nouveaux forages dans 9 départements

Eau potable en milieu rural : 3,3 milliards de FCFA pour 130 nouveaux forages dans 9 départements
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Le gouvernement béninois, dans sa quête d’accès universel à l’eau potable, lance, à travers l’Agence Nationale d’Approvisionnement en Eau Potable en Milieu Rural (ANAEPMR), la construction de 130 forages d’exploitation à gros débit, financés par une enveloppe de 3,3 milliards de francs CFA provenant notamment de la Banque Africaine de Développement (BAD).

Ce projet ambitieux vise à sécuriser durablement l’alimentation en eau de 28 systèmes d’approvisionnement en eau potable multi-villages (SAEPmV) répartis sur neuf départements. Il répond aux défis spécifiques de chaque zone géographique, qu’il s’agisse de la variabilité hydrogéologique ou des contraintes démographiques.

Dans le Nord-Est (Alibori et Borgou), 39 forages seront réalisés pour renforcer neuf systèmes existants, consolidant les réseaux de localités comme Kalalé, Bembèrèkè, Tchaourou, Ségbana, Malanville et Banikoara. Le lot le plus important concerne le Nord-Ouest et le Centre, avec 54 forages dans l’Atacora, la Donga et les Collines. Ces ouvrages permettront de surmonter le relief accidenté et la complexité du sous-sol de ces régions souvent difficiles d’accès. Enfin, 37 forages seront implantés dans le Sud (Atlantique, Mono, Couffo, Ouémé et Plateau) pour densifier sept systèmes multi-villages et améliorer la desserte des zones périphériques littorales.

Chaque SAEPmV reposera sur un standard technique élevé : deux châteaux d’eau de 100 m³, des stations de pompage d’environ 30 m³/heure, des salles de chloration, des locaux techniques et des groupes électrogènes de secours. Les études géophysiques préalables garantiront l’implantation optimale des forages, maximisant rendement et durabilité tout en intégrant des mesures de protection des ressources face au changement climatique.

Ce chantier d’envergure s’inscrit dans une vision plus large de résilience rurale. En mobilisant des ressources souterraines de manière durable, le programme devrait bénéficier à des centaines de milliers de personnes, réduire les disparités territoriales et contribuer à l’amélioration des conditions de vie, de la santé publique et du développement socio-économique des campagnes béninoises. L’ANAEPMR, en partenariat avec les acteurs locaux, veille à une exécution rigoureuse pour transformer durablement l’accès à cette ressource vitale.

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Modeste Dossou

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