Vandalisme des installations électriques: Des actes scandaleux qui affectent la SBEE mais aussi tout le pays

Vandalisme des installations électriques: Des actes scandaleux qui affectent la SBEE mais aussi tout le pays
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Un phénomène de plus en plus récurent est désormais perceptible sur les installations de la Société béninoise d’énergie électrique (SBEE), il s’agit des actes de vandalisme sur les installations électriques de la SBEE. Face à ce phénomène aux conséquences fâcheuses pour la nation, au point de vues des progrès engrangés ces dernières années, et les investissements colossaux faits au bénéfice des usagers, Paterne Affo, directeur technique adjoint réseau intérieur de la SBEE zone nord est clair : il faut forte mobilisation. Il suggère une action citoyenne plus renforcée pour venir à bout du phénomène qui pénalise plus le pays que la société en charge de la distribution de l’énergie au Bénin.

À la Société Béninoise d’Énergie Électrique (SBEE), l’inquiétude est grandissante. Derrière chaque transformateur éventré, chaque câble sectionné ou chaque équipement dérobé, se dessine une réalité plus grave qu’un simple acte de dégradation. Pour Paterne AFFO, directeur technique adjoint Réseau Intérieur de la SBEE Zone Nord, il convient d’appeler les choses par leur nom : « Le vandalisme, c’est du vol », affirme-t-il sans détour.

Selon lui, ces actes consistent à détruire ou à soustraire des équipements installés sur le réseau électrique, avec des conséquences qui dépassent largement le cadre de l’entreprise. Ce sont des infrastructures essentielles au service de toute la population qui se retrouvent ciblées.

Des équipements stratégiques dans le viseur des vandales…

Les transformateurs figurent parmi les ouvrages les plus touchés. Véritable cœur du système de distribution électrique, ces installations permettent d’acheminer l’énergie jusqu’aux consommateurs. Leur principal « tort » aux yeux des vandales, la présence de cuivre, un matériau particulièrement recherché sur les circuits parallèles de revente.

À ces transformateurs, s’ajoutent les câbles électriques, les poteaux métalliques dont certaines pièces sont systématiquement démontées et dérobées, ainsi que les coffrets de distribution parfois forcés et entièrement emportés après la destruction des dispositifs de sécurité. Or, chaque attaque fragilise un peu plus un réseau déjà confronté aux défis de l’extension et de la modernisation. D’où l’impérieuse nécessité de revoir les donnes au niveau des populations.

Un acte de vandalisme, source de drame national…

Les conséquences d’un acte de vandalisme sont immédiates. Un transformateur endommagé ou un câble arraché ne prive pas seulement quelques habitations d’électricité. Dans de nombreux cas, ce sont des quartiers entiers qui se retrouvent privés d’énergie pendant plusieurs heures, voire plusieurs semaines lorsque les dégâts sont importants.

Les répercussions se font alors sentir dans tous les secteurs de la vie quotidienne. Les petits commerces interrompent leurs activités. Les ateliers de production cessent de fonctionner. Les écoles, les administrations et les services publics voient leur fonctionnement perturbé.

Plus préoccupant encore, les infrastructures sanitaires peuvent se retrouver privées d’alimentation électrique. « Les hôpitaux et les centres de santé sont parmi les sites dont la coupure nous affecte le plus », souligne Paterne AFFO. Dans un contexte où l’électricité conditionne le fonctionnement de nombreux équipements médicaux, chaque interruption constitue un risque supplémentaire pour les populations.

Le vandalisme, un danger mortel pour les auteurs et les riverains…

Le vandalisme des installations électriques n’expose pas uniquement ses auteurs. Les personnes qui s’attaquent aux équipements encourent d’abord un risque direct d’électrocution, parfois mortel. Mais les conséquences peuvent également toucher des habitants qui n’ont aucun lien avec ces actes. L’exemple d’un transformateur ayant explosé à Nikki illustre cette menace. Lorsqu’un équipement est modifié, dégradé ou amputé d’un élément essentiel, son équilibre technique est rompu. Les dispositifs de protection prévus pour évacuer les défauts électriques peuvent disparaître, laissant place à des dysfonctionnements susceptibles de provoquer des incendies, des explosions ou des accidents graves.

Dans les zones habitées où les ouvrages électriques côtoient les concessions, les écoles ou les commerces, les conséquences peuvent devenir dramatiques. Une décharge atmosphérique, une surtension ou une simple anomalie technique peut alors se transformer en catastrophe.

Au-delà des coupures et des risques sécuritaires, le vandalisme représente également un coût économique considérable. Chaque équipement détruit doit être remplacé. Chaque intervention mobilise des équipes techniques, des ressources financières et du matériel qui auraient pu être consacrés à d’autres priorités. « L’argent utilisé pour remplacer les ouvrages vandalisés est autant de ressources qui auraient pu servir à raccorder de nouveaux abonnés ou à renforcer le réseau », explique le responsable technique.

Autrement dit, les actes de vandalisme ralentissent directement les investissements destinés à améliorer l’accès à l’électricité. Ils pénalisent les efforts de modernisation du réseau et retardent les bénéfices attendus par les populations. Dans un pays engagé dans une dynamique d’électrification et de développement économique, chaque transformateur détruit représente une perte collective.

Désormais, un appel citoyen à privilégier : « le 7302 » !

Face à l’ampleur du phénomène, la SBEE mise sur une mobilisation citoyenne. L’entreprise rappelle qu’il est matériellement impossible de placer un agent de surveillance derrière chaque poteau, chaque transformateur ou chaque coffret de distribution réparti sur l’ensemble du territoire.

La protection du réseau passe donc nécessairement par l’implication des populations. Les techniciens de la SBEE sont facilement identifiables grâce à leurs tenues officielles, aux logos de l’entreprise et à leurs cartes professionnelles qu’ils sont tenus de présenter lorsqu’ils interviennent sur le terrain. Toute personne apercevant des individus suspects au voisinage d’une installation électrique est invitée à signaler rapidement la situation aux forces de sécurité ou aux services de la SBEE, notamment via le centre d’appels accessible au 7302.

Pour Paterne AFFO, l’enjeu dépasse largement les intérêts de l’entreprise. « Le réseau de la SBEE n’est pas seulement le patrimoine de la société. C’est le patrimoine de tout le peuple béninois. L’énergie distribuée est notre énergie. Elle participe au développement du pays et à l’avenir de nos enfants ».

Dans cette bataille discrète mais déterminante, la vigilance citoyenne apparaît désormais comme l’un des remparts les plus efficaces contre un phénomène qui prive des milliers de familles d’un service essentiel et freine les ambitions de développement du Bénin.

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