Rentrée scolaire 2026/2027: le crie de détresse du secteur privé de l’éducation maternelle et primaire

Rentrée scolaire 2026/2027: le crie de détresse du secteur privé de l’éducation maternelle et primaire
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Face à une chute drastique des effectifs à la rentrée 2026/2027, le secteur privé de l’éducation maternelle et primaire au Bénin est au bord de l’asphyxie. Une directrice d’école lance un SOS : faut-il licencier ou fermer, alors que l’État semble avoir oublié ceux qui, depuis des années, portent l’excellence éducative ?

Intégralité du message

SOS: Le secteur privé de l’éducation maternelle et primaire en
détresse

La rentrée scolaire 2026/2027 dans le secteur privé (maternelle, primaire)
est marquée par une chute drastique des effectifs plongeant leurs acteurs
(enseignants, directeurs, fondés) dans un grave dilemme. Faut-il licencier ou
fermer ?

Pourtant reconnue pour son excellence, l’école privée est une grande oubliée de
nos autorités de l’Education nationale. Nous n’osons pas dire l’Etat tout entier.
Cette rentrée scolaire sonnera-t-elle le glas de nombreuses écoles maternelles et primaires privées ?

Dans un contexte de difficultés économiques, nos écoles se vident de leurs
effectifs au profit des écoles publiques gratuites bénéficiant de mesures sociales
avantageuses, cantine gratuite et un taux d’admissibilité au CEP quasi-total avec
comme revers de la médaille des effectifs qui s’annoncent déjà pléthoriques, entraînant inévitablement un effondrement du niveau de l’école publique.

Cette baisse de niveau s’appuie aussi sur des programmes scolaires désuets dans un
environnement cultuel désert: aucune activité parascolaire (langue anglaise,
musique, danse…) qui pourrait pourtant éviter aux enfants de tomber dans une
surexposition aux écrans et smartphones dont on connait la dangerosité.

La maternelle privée vidée, sacrifiée à la crise est considérée comme une
éducation de seconde zone. Pourtant elle est le socle de l’éducation de l’enfant.
Autonomie, socialisation, pré-apprentissages par le jeu en sont les mots clés.

Elle mérite une attention particulière de la part des autorités. Ne faudrait-il pas la rendre obligatoire ? Quant au primaire privé confronté à une hémorragie des effectifs, quel avenir ? Nos élèves ne sont-il pas Béninois ? Ne peuvent-ils pas eux aussi bénéficier de certains avantages? A quand une aide de l’Etat pour ce secteur qui se bat depuis tant d’années pour garantir les meilleurs résultats dont se nourrit et est fier le système éducatif béninois ? Que deviendra l’éducation sans le secteur privé ?

SOS pour le secteur privé de l’éducation. Ensemble, préservons les acquis
de l’Excellence pour un pays qui ambitionne de devenir le meilleur !

Mme Brathier Maryse Fondée et Directrice d’école

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Modeste Dossou

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