Adhésion du Bénin à la Convention de 1992 : un pas décisif pour la gestion partagée des eaux transfrontières

Adhésion du Bénin à la Convention de 1992 : un pas décisif pour la gestion partagée des eaux transfrontières
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Le 22 septembre 2026, à New York, le Bénin a officiellement déposé son instrument d’adhésion à la Convention des Nations Unies sur la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontières et des lacs internationaux de 1992. Cet engagement place le pays dans un cadre juridique mondial, initialement européen, devenu universel en 2016.

Situé au carrefour de plusieurs bassins hydrographiques majeurs – le Niger, le Mono, la Volta et l’Ouémé – le Bénin partage ces ressources vitales avec le Niger, le Nigeria, le Togo et le Burkina Faso. Déjà partie à la Convention de 1997 relative aux utilisations des cours d’eau internationaux à des fins autres que la navigation, cette nouvelle adhésion vient renforcer les outils opérationnels : secrétariat permanent, mécanismes de suivi et appui technique.

Concrètement, la Convention impose de prévenir et réduire les impacts transfrontières, d’assurer une utilisation équitable et raisonnable des eaux, et de coopérer étroitement avec les États riverains. Elle encourage le partage de données hydrologiques, la notification préalable des projets susceptibles d’affecter les voisins, et la prévention des conflits. Dans un contexte de variabilité climatique, d’inondations récurrentes, de sécheresses et de pression démographique croissante, ces dispositions offrent une meilleure prévisibilité des débits et de la qualité de l’eau.

Les populations riveraines, dépendantes de ces cours d’eau pour l’agriculture, l’élevage, la pêche et l’approvisionnement domestique, devraient tirer profit d’une réduction des risques de pénurie ou de pollution. Une coordination accrue des ouvrages hydroélectriques et d’irrigation est également attendue. Sur le plan économique, le cadre favorise les investissements conjoints et l’accès à des financements internationaux conditionnés à une gouvernance transparente, tout en soutenant l’adaptation au changement climatique et la préservation des écosystèmes.

Toutefois, l’adhésion ne constitue pas une solution automatique. Son efficacité repose sur la mise en œuvre concrète, le renforcement des capacités nationales et la volonté continue de dialogue entre les pays riverains. En formalisant les principes de responsabilité partagée, le Bénin confirme son engagement pour une gestion durable d’une ressource essentielle à la sécurité alimentaire et sanitaire de ses communautés.

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Modeste Dossou

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