Fiscal Transparency Report 2026 : le Bénin satisfait aux exigences minimales américaines

Fiscal Transparency Report 2026 : le Bénin satisfait aux exigences minimales américaines
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Le Département d’État américain a publié en août 2026 son Fiscal Transparency Report 2026, qui évalue les pratiques budgétaires de 139 gouvernements et d’une entité pour la période allant du 1er janvier au 31 décembre 2025. Selon ce rapport, 73 gouvernements ont satisfait aux exigences minimales de transparence budgétaire. Parmi eux figure le Bénin, qui se classe aux côtés de seulement 15 autres pays africains : le Botswana, le Burkina Faso, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Kenya, la Mauritanie, Maurice, le Maroc, la Namibie, le Rwanda, les Seychelles, l’Afrique du Sud, la Tunisie et l’Ouganda.

L’évaluation américaine porte principalement sur l’accessibilité, l’exhaustivité et la fiabilité des documents budgétaires publics, ainsi que sur la transparence des processus d’attribution des marchés publics et des licences. Elle vise notamment à garantir une utilisation appropriée de l’aide américaine et à créer des conditions plus équitables pour les entreprises. Le Bénin répond à ces critères minimaux, prolongeant une dynamique engagée depuis plusieurs années.

Cette performance s’inscrit dans un continuum de réformes menées lorsque Romuald Wadagni occupait le poste de ministre de l’Économie et des Finances sous la présidence de Patrice Talon. Devenu président de la République en 2026, Wadagni hérite désormais de la responsabilité de consolider ces acquis et d’ancrer la rigueur budgétaire dans la durée. Les résultats de l’Enquête sur le budget ouvert (Open Budget Survey) de l’International Budget Partnership confirment cette trajectoire : le Bénin a obtenu un score de 77/100 en transparence budgétaire dans l’édition 2025, se classant deuxième en Afrique derrière l’Afrique du Sud, premier parmi les pays francophones et cinquième au niveau mondial.

Les autorités béninoises ont multiplié les publications de documents budgétaires clés en ligne, amélioré la qualité des informations sur les recettes et les dépenses, et progressé dans la divulgation de données relatives aux entreprises publiques. Le Fonds monétaire international a également salué les avancées en matière de processus budgétaire et de transparence, tout en soulignant la nécessité de poursuivre les efforts, notamment sur les états financiers audités des entreprises d’État.

Cette reconnaissance américaine place le Bénin dans un cercle africain restreint. Elle renforce sa crédibilité auprès des partenaires techniques et financiers, facilite l’accès à l’aide américaine et contribue à un climat plus favorable aux investissements. Elle n’est cependant pas un jugement global sur la gouvernance ou la lutte contre la corruption : le rapport se limite strictement aux critères de transparence budgétaire.

Le défi pour le nouveau mandat présidentiel consiste à maintenir et approfondir ces standards. La publication régulière et exhaustive des documents, le renforcement du contrôle citoyen et la consolidation des réformes institutionnelles seront déterminants pour transformer cette reconnaissance ponctuelle en un acquis durable. Dans un continent où la majorité des pays évalués n’atteignent pas encore le seuil minimal, le Bénin se positionne comme un exemple de progression mesurable en matière de gestion des finances publiques.

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Modeste Dossou

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