21ᵉ session extraordinaire de la Conférence de l’UA: Wadagni en Angola pour renforcer la prévention des conflits en Afrique

21ᵉ session extraordinaire de la Conférence de l’UA: Wadagni en Angola pour renforcer la prévention des conflits en Afrique
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Le président de la République du Bénin, Romuald Wadagni, participera les 29 et 30 août à Luanda à la 21ᵉ session extraordinaire de la Conférence de l’Union africaine consacrée au renforcement des mécanismes de prévention des conflits sur le continent. Cette confirmation a été apportée vendredi à Cotonou par l’ambassadeur Ako Amour-Marie Martinien, secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères, lors d’une rencontre avec l’ambassadeur d’Angola au Bénin, José Bamóquina Zau.

Selon un communiqué de l’ambassade d’Angola transmis à l’ANGOP, les deux diplomates ont également évoqué la nécessité de consolider la participation du Bénin aux efforts de médiation et de résolution des conflits en Afrique de l’Ouest. Ils ont souligné l’expérience acquise par l’Angola dans la prévention et la gestion des crises africaines, un savoir-faire que Luanda entend partager à l’occasion de ce sommet.

Cette session extraordinaire intervient dans un contexte continental marqué par la persistance de foyers de tension, qu’il s’agisse de crises politiques, de menaces terroristes ou de conflits intercommunautaires. L’Union africaine ambitionne de moderniser et de renforcer ses dispositifs d’alerte précoce, de médiation et de diplomatie préventive afin d’éviter que les tensions ne dégénèrent en conflits ouverts. Les chefs d’État et de gouvernement sont appelés à adopter des orientations concrètes pour améliorer la coordination entre les institutions continentales, les communautés économiques régionales et les États membres.

Pour le Bénin, la participation de Romuald Wadagni revêt une importance particulière. Il s’agit de sa première présence à un sommet de ce niveau en qualité de président de la République. Cette entrée sur la scène diplomatique africaine au plus haut niveau lui offre l’opportunité de positionner le pays comme un acteur engagé dans la stabilité régionale. L’Afrique de l’Ouest, confrontée à des défis sécuritaires majeurs, a besoin d’États capables de contribuer aux initiatives de médiation et de dialogue. Le Bénin, longtemps attaché au multilatéralisme et à la résolution pacifique des différends, peut y faire valoir son expérience et sa voix.

La rencontre avec le représentant angolais a également permis de rappeler la valeur de la coopération bilatérale. L’Angola, qui a su tirer les leçons de son propre parcours de reconstruction après des décennies de conflit, dispose d’une expertise reconnue en matière de prévention et de consolidation de la paix. Pour Cotonou, s’inspirer de ces approches et renforcer les échanges avec Luanda constitue un atout dans la perspective d’une implication plus active dans les mécanismes africains de gestion des crises.

Au-delà de la symbolique d’une première participation présidentielle, le sommet de Luanda représente pour le Bénin une tribune stratégique. En y prenant part, le chef de l’État béninois pourra contribuer aux débats sur l’architecture de paix et de sécurité du continent, tout en affirmant la volonté de son pays de jouer un rôle constructif dans la prévention des conflits en Afrique de l’Ouest et au-delà.

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Modeste Dossou

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