Affaire Dangnivo – Houndégnon à la barre: le témoignage qui redistribue les cartes
Ce vendredi 3 juillet 2026, le tribunal de Cotonou a vécu un moment décisif dans le procès de la disparition de Pierre Urbain Dangnivo. L’ancien Directeur général de la Police nationale, Louis Philippe Houndégnon, a comparu comme témoin et livré une déposition qui pourrait bien changer la donne.
Calme et précis, l’ex-patron de la police a d’abord regretté la « politisation » du dossier qui, selon lui, a longtemps occulté la quête de vérité. Il a ensuite révélé avoir reçu une information selon laquelle « celui qui a tué Dangnivo s’appelle Akon Isidore ». Cette piste, transmise par Aguiar Bernandin selon lui, écarte pour l’instant le principal accusé, Codjo Cossi Alofa, et relance l’enquête dans une direction nouvelle.
Seize ans après les faits, cette audition attendue ravive les espoirs de voir enfin émerger la lumière dans une affaire qui a profondément marqué l’opinion publique. L’audience, suspendue en fin de matinée, laisse planer un sentiment d’urgence judiciaire.
Ce témoignage soulève une interrogation essentielle : la vérité a-t-elle été sacrifiée sur l’autel des intérêts politiques ? Dans un contexte où la confiance en la justice reste fragile, la parole de Houndégnon rappelle que seuls les faits doivent guider les investigations.
Le procès continue. Le Bénin attend des réponses claires pour tourner définitivement cette page douloureuse.

