Un porte-hélicoptères Français débarque à Cotonou pour une coopération militaire renforcée avec le Bénin
Le porte-hélicoptères amphibie Tonnerre, fleuron de la Marine nationale française, a jeté l’ancre dans les eaux béninoises le temps d’une semaine d’intense coopération militaire.
Cette escale, inscrite dans le cadre de l’opération CORYMBE, déployée depuis plusieurs années dans le Golfe de Guinée, vise à contrer la piraterie maritime, les trafics illicites et la pêche non réglementée. Symbole du partenariat franco-béninois, cette visite illustre l’engagement commun pour une sécurité régionale accrue.
Au cœur des activités, des entraînements conjoints ont permis un partage d’expériences et un renforcement des capacités opérationnelles. Les forces béninoises et françaises ont participé à l’exercice « Zangbeto 2025 », dédié à la lutte contre le terrorisme. Des manœuvres variées ont testé la coordination : reconnaissance de plage, lutte contre l’incendie à bord et hélitreuillage. Ces simulations ont mis en lumière la réactivité des équipes face à des menaces multiformes.
Les élèves de l’École nationale des sous-officiers de Ouidah ont bénéficié d’ateliers pratiques sur les techniques de débarquement et de sécurisation d’objectifs en milieu lagunaire. Parallèlement, les stagiaires de l’Académie logistique de Ouidah ont pris part à un exercice axé sur la gestion des opérations embarquées. Ces formations concrètes visent à doter les forces locales d’outils adaptés aux défis du Golfe de Guinée, zone stratégique vulnérable aux instabilités.
L’accueil du Tonnerre à Cotonou a été marqué par une cérémonie officielle en présence du Contre-amiral Fernand Ahoyo, préfet maritime du Bénin, de Nadège Chouat, ambassadrice de France, et de Sandrine Platteau, ambassadrice de l’Union européenne. Ces personnalités ont échangé sur les défis communs en matière de sécurité maritime et de coopération régionale, soulignant l’importance d’une approche intégrée face aux menaces transnationales.
Cette escale renforce non seulement les liens bilatéraux, mais contribue aussi à la stabilité du Golfe de Guinée. En mutualisant expertises et ressources, la France et le Bénin posent les bases d’une défense plus résiliente, essentielle pour la prospérité économique et la paix dans la région.

