UAC/Colloque scientifique international sur la Musique et Danse 2026 à la cité lacustre de ganvié

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Pour sa deuxième journée, la Rencontre annuelle sur la musique et la danse a délaissé les salles de conférence classiques pour l’atmosphère singulière de la cité lacustre de Ganvié. Ce vendredi 17 avril 2026, chercheurs et artistes ont confronté leurs théories à la réalité vivante du terrain, avec l’épistémicide en ligne de mire.

L’embarquement annonçait déjà la couleur : cette journée ne ressemblerait à aucune autre. En quittant la terre ferme pour les eaux de Ganvié , les participants de l’édition 2026 de la Rencontre annuelle sur la musique et la danse ont accepté de changer de paradigme. Ici, le mouvement n’est pas une figure de style, mais une condition de survie ; le rythme n’est pas non plus une mesure, mais le battement même de la cité.

Une immersion sensorielle

Dès l’accueil, la séquence a frappé par sa spontanéité. Loin des protocoles rigides, c’est au fil de l’eau que les premiers échanges ont germé. Ce changement de cadre a radicalement transformé l’approche des participants. En s’immergeant dans le quotidien des populations lacustres, artistes et universitaires ont pu expérimenter le rythme dans son biotope naturel, là où chaque coup de pagaie et chaque interaction humaine s’inscrivent dans une partition non écrite.

Au cœur de cette journée, un concept fort a irrigué les débats : l’épistémicide. Derrière ce terme technique se cache une lutte contre l’effacement des savoirs traditionnels par les cadres académiques dominants. Les interventions remarquées des professeurs Nicolas Darbon et Bienvenu Koudjo ont souligné l’urgence de décoloniser la pensée. À Ganvié, le savoir s’est construit autrement, loin des manuels.

Dans cette cité posée sur l’eau, une évidence s’est imposée à l’assemblée : le rythme n’a pas besoin d’être théorisé pour exister ; il suffit de l’écouter vivre. Les improvisations artistiques rythmées et expressions artistiques qui ont ponctué les réflexions ont servi de démonstration magistrale à cette réalité.

Le choix de ce site patrimonial n’était pas qu’une escapade touristique. Pour les organisateurs, il s’agissait d’une volonté politique de rapprocher la recherche académique des réalités culturelles locales. Un pari réussi selon les participants.

Moïse TCHEGNONSI

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Modeste Dossou

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