Santé publique: plaidoyer pour des politiques publiques en faveur de la gestion menstruelle
Il se tient du 16 au 19 décembre 2025 à l’hôtel du Luc à Cotonou la première édition du colloque national scientifique sur les enjeux publics de la gestion menstruelle : Santé, justice, dignité et égalité de genre. Autour d’une problématique de plus en plus en vogue et cruciale, chercheurs, professionnels, experts de tous genres se sont donnés rendez-vous pour mieux affiner les réflexions sur les enjeux publics de la gestion menstruelle. Dorénavant, il importe que des politiques publiques s’impliquent davantage sur la thématique à travers des décisions de portée hautement institutionnelle.
Sous la houlette de l’ONG Filles en actions, une pléiade de personnalités de divers horizons se sont donné rendez-vous à Cotonou autour de la thématique sur la gestion menstruelle. C’est à la faveur de la 1ère édition du Colloque national scientifique sur les enjeux publics de la gestion menstruelle : Santé, justice, dignité et égalité de genre (COSDIM 2025). A travers ce rassemblement scientifique multi-acteurs, il s’agit d’approfondir les réflexions sur une question qui de tous temps est considéré comme tabou pour enfin la loger à l’échelle des questionnements d’ordre étatique nécessitant des décisions politiques au plan national.
Dans son adresse de circonstance, Brian Sossou, présidente de l’ONG Filles en actions s’est appesantie sur le plaidoyer selon lequel plus jamais une fille ne saurait manquer les classes pour cause de menstruation. Après avoir partagé la série des statistiques engrangées par sa structure des suites de multiples enquêtes de terrain, l’impérieuse nécessité d’agir ouvertement et à travers des décisions de politiques publiques devient le donne la mieux partagée.
A sa suite, le représentant de PAM au Bénin chef de file du groupe thématique genre et protection sociale, Ouatara Ali a également mis l’accent sur l’importance de la question de la gestion menstruelle. La présidente de l’Institut national de la femme (INF) Huguette Bokpè Gnacadja a pour sa part martelé qu’il devient impérieux d’inclure les menstrues dans les politiques publiques de santé afin d’aider à la prise des décisions courageuses pour briser le silence souvent observer autour de la question.
Signalons que l’ONG Filles en Actions est une organisation féministe basée au Bénin qui œuvre pour le renforcement du pouvoir des femmes et des filles, avec un accent particulier sur les droits et la santé sexuelle et reproductive (DSSR), l’égalité de genre, la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) et l’autonomisation économique, notamment par le plaidoyer, la sensibilisation et le soutien aux jeunes filles et femmes vulnérables. Elles mènent des actions comme l’accompagnement des jeunes filles-mères, la promotion de l’accès à l’avortement légal et sûr, et l’organisation d’ateliers pour sensibiliser sur les DSSR.
S.P

