Promulgation de la révision constitutionnelle : Patrice Talon ouvre une nouvelle ère pour les institutions béninoises

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Le président de la République, Patrice Talon, a annoncé mercredi, lors du Conseil des ministres, sa décision de promulguer la loi portant révision de la Constitution du 11 décembre 1990. Cette promulgation intervient le jour même, marquant l’étape finale d’un processus engagé depuis plusieurs semaines et validé par la Cour constitutionnelle.

Adoptée par l’Assemblée nationale dans la nuit du 14 au 15 novembre 2025 par 90 voix pour et 19 contre, cette loi n°2025-20 introduit des modifications profondes dans l’architecture institutionnelle du pays. Parmi les changements majeurs figure l’instauration d’un Parlement bicaméral avec la création d’un Sénat, chargé de réguler la vie politique et de veiller à l’unité nationale, à la sécurité et à la paix. Le Sénat comprendra des membres de droit, tels que les anciens présidents de la République, et des membres nommés.

Autre innovation notable : le mandat présidentiel passe de cinq à sept ans, renouvelable une seule fois, tout en maintenant l’interdiction d’exercer plus de deux mandats au cours d’une vie. Cette mesure s’étend également aux mandats législatifs et locaux, visant une meilleure stabilité institutionnelle à partir des élections générales de 2026.

La Cour constitutionnelle, saisie par le président Talon et par plusieurs recours d’opposition, a examiné le texte lors d’audiences plénières les 11 et 12 décembre. Dans sa décision DCC 25-293, elle a déclaré la loi conforme à la Constitution en toutes ses dispositions, rejetant les contestations sur la procédure et le fond.

Cette révision, la deuxième sous la présidence Talon après celle de 2019, suscite des débats passionnés. Ses partisans y voient une modernisation des institutions pour renforcer la démocratie et la gouvernance. Les critiques, notamment dans l’opposition, regrettent un manque de consensus national et craignent une concentration des pouvoirs.

Dans tous les cas, la loi est promulguée et le Bénin entre ainsi, dans une nouvelle phase constitutionnelle, à quelques mois de la présidentielle d’avril 2026. Le texte entrera en vigueur après publication au Journal officiel, consolidant les réformes portées par le chef de l’État.

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Modeste Dossou

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