Patrice Talon défend les réformes pour un Bénin en développement accéléré
Devant l’Assemblée nationale, le président Patrice Talon a livré son message sur l’État de la Nation, un discours empreint de conviction et d’optimisme. Dans cet exercice annuel, le chef de l’État a réaffirmé son engagement pour une refonte profonde du modèle politique béninois, visant à aligner la démocratie sur les impératifs du développement. Il a insisté sur la nécessité d’aller au bout des réformes initiées depuis 2018, soulignant que tout effort inachevé serait vain.
Au cœur de son intervention, Patrice Talon a fait une véritable apologie du développement, présentant les réformes comme des leviers essentiels pour adapter le système politique aux réalités locales. « Ma conviction est que, un effort qui s’avère nécessaire mais qui est à moitié consenti, est vain. C’est pour cela que nous avons raison d’aller au bout de la refonte de notre modèle politique pour l’adapter à nos réalités en vue d’asseoir durablement notre développement engagé », a-t-il déclaré. Cette phrase illustre sa vision : le développement n’est pas une option, mais une urgence qui exige audace et persévérance.
Depuis son accession au pouvoir en 2016, Talon a multiplié les initiatives pour booster l’économie, améliorer les infrastructures et promouvoir la bonne gouvernance. Les réformes de 2018 et 2019 ont restructuré le paysage politique, réduisant le nombre de partis pour favoriser une opposition constructive. Celles de 2024 et la plus récente, datant d’un mois, visent à consolider ces avancées, en plaçant la démocratie au service des citoyens plutôt que des élites.
Le président a vanté ces changements comme un remède contre les dérives passées. « J’ai la conviction que les différentes réformes que nous avons engagées depuis, qu’il s’agisse de celle engagé en 2018, 2019, 2024 jusqu’à la toute dernière datant d’un mois à peine, nous permettront véritablement et définitivement de mettre la démocratie au service de nos concitoyens et non au service exclusif des acteurs politiques. » Ici, l’apologie du développement transparaît : la démocratie devient un outil de progrès, favorisant l’investissement, l’emploi et le bien-être. Talon met en avant des résultats concrets, comme la croissance économique stable, les projets d’électrification et l’assainissement des finances publiques, qui ont permis au Bénin de se hisser parmi les économies les plus dynamiques d’Afrique de l’Ouest.
Un extrait de son discours mérite une attention particulière, car il cristallise sa philosophie du leadership. « Ainsi, diriger la nation béninoise ne doit plus être perçu comme un droit, mais plutôt comme un devoir qui requiert de la disponibilité, de la vision, de la compétence et de l’abnégation. C’est pourquoi de plus en plus, la démocratie se définit essentiellement chez nous au Bénin, comme un facteur de développement et promotion du bien-être citoyen. Elle n’est plus un prétexte de pagaille, de corruption et d’impunité. Au Bénin désormais, il ne suffit plus d’être un harangueur de foules, un vendeur d’illusion, proclamé acteur politique pour s’emparer de notre destin commun sans autre projet que celui d’en jouir tout seul avec ses partisans. » Ce passage incisif critique les pratiques clientélistes et populistes, tout en exaltant une gouvernance responsable. Il renforce l’apologie du développement en opposant une démocratie mature, axée sur le collectif, aux abus individuels.
Le discours de Patrice Talon réaffirme que le Bénin est sur la voie d’un développement durable, grâce à des réformes audacieuses. Avec ces mots, Talon trace une feuille de route ambitieuse pour l’avenir du pays.

