Le Bénin sur le point de redevenir producteur de pétrole avec la relance du champ de Sèmè après 27 ans d’arrêt
Selon l’annonce faite le 12 janvier 2026 par Rex International Holding, la société singapourienne mère d’Akrake Petroleum, la production sur le champ offshore de Sèmè (Bloc 1) devrait démarrer fin janvier 2026. Ce sera la première extraction depuis la fermeture du gisement en 1998.
Le forage du puits horizontal AK-2H, dernier élément clé de la phase initiale, a repris cette semaine après des retards causés par des couches de schiste instables rencontrées lors de la campagne lancée en août 2025. Cette opération de 100 jours visait trois puits : un exploratoire (AK-1P) pour évaluer les réservoirs profonds H7 et H8, et deux horizontaux (AK-1H et AK-2H) ciblant le réservoir H6 déjà productif historiquement.
L’infrastructure est fin prête : l’unité mobile de production Stella Energy 1 et le FSO Kristina, modernisés, sont positionnés sur site. Le projet, à faible coût, exploite un modèle éprouvé par Rex pour relancer rapidement des champs matures.
Historiquement, Sèmè a produit 22 millions de barils entre 1982 et 1998 avant son arrêt dû à des prix bas et à une forte teneur en eau. Aujourd’hui, ce redémarrage marque un enjeu stratégique pour le Bénin, pays voisin du Nigeria, premier producteur africain. Il ouvre la voie à des revenus fiscaux, à la création d’emplois et à une évaluation de potentiels supplémentaires.
Dans un contexte régional dynamique – hausse prévue de la production nigériane, essor du GNL en Mauritanie-Sénégal –, ce projet positionne le Bénin sur la carte énergétique ouest-africaine. Une nouvelle ère s’annonce pour l’économie béninoise, alors que le pays a entamé, depuis quelques années, une marche résiliente vers le véritable développement.

