Justin Adjovi quitte Les Démocrates et se tourne vers la mouvance présidentielle
C’est par une déclaration solennelle que l’Honorable Justin Adjovi a annoncé, samedi, sa démission du parti Les Démocrates, formation d’opposition dirigée par l’ancien président Thomas Boni Yayi. Dans un texte empreint de gratitude et de respect, l’ex-coordonnateur national du parti a expliqué les raisons profondes de ce choix qui marque un tournant majeur dans sa trajectoire politique.
« Je demeure et je resterai un homme de conviction », a-t-il d’abord rappelé, réaffirmant son attachement indéfectible aux valeurs de justice sociale, de dignité humaine, de démocratie participative et de développement inclusif qui ont guidé son engagement depuis la création de Les Démocrates. Il a adressé des remerciements chaleureux à ses anciens camarades, aux militants et surtout au président Boni Yayi, dont il salue « le leadership soutenu et remarqué » et auprès duquel il dit avoir « beaucoup appris ».
Après plusieurs années de militantisme intense, Justin Adjovi dit avoir ressenti le besoin d’une « pause réflexive ». Cette introspection l’a conduit à un constat lucide : le peuple béninois attend des « résultats concrets » et des « actions tangibles » qui améliorent son quotidien. « Le développement n’a pas de camp », affirme-t-il, estimant que l’heure est venue de dépasser les divergences idéologiques pour s’inscrire dans une « dynamique plus large et plus concrète ».
Sans renier son passé ni ses compagnons de lutte, il choisit donc de mettre ses énergies au service du « développement participatif » actuel du pays, y compris aux côtés de la mouvance présidentielle. Il appelle tous les fils et filles du Bénin – « à l’interne, à l’externe et même ceux qui sont en prison » – à unir leurs forces pour consolider les acquis, enraciner la paix sociale et poursuivre les chantiers en cours.
À ses anciens camarades des Démocrates, il garde « un profond respect et une affection sincère ». Aux nouveaux partenaires du pouvoir, il tend « une main fraternelle » et se dit « totalement disponible » pour faire du Bénin « un modèle africain de stabilité, d’unité et de prospérité durable ».
Ce départ, présenté comme une « évolution naturelle » plutôt qu’une rupture brutale, illustre le pragmatisme de plus en plus marqué de certains cadres de l’opposition face aux réalités du terrain politique béninois. Justin Adjovi conclut avec foi : la politique n’a de sens que lorsqu’elle se met véritablement au service du peuple.

