Hommage à Philippe Hado, figure emblématique du journalisme béninois

Hommage à Philippe Hado, figure emblématique du journalisme béninois
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Le monde de la presse béninoise est en deuil. Philippe Hado, ancien rédacteur en chef du journal public La Nation et pionnier du journal L’Autre Quotidien, s’est éteint, laissant derrière lui un héritage journalistique remarquable.

Philippe Hado a marqué l’histoire de la presse béninoise par son professionnalisme, son talent et sa rigueur. À l’origine de la création et de l’essor de L’Autre Quotidien, il a contribué à en faire un journal de référence grâce à la qualité de ses enquêtes, la richesse de ses rubriques, son style d’écriture soigné et une présentation irréprochable. Collaborant avec des figures reconnues de la presse, il a également œuvré au sein de La Nation, La Nouvelle Expression et du magazine international Continental, laissant une empreinte indélébile dans chaque rédaction.

Ses anciens confrères et les rédactions qu’il a marquées expriment leur profonde tristesse face à ce départ soudain. Ils saluent la qualité des acquis journalistiques qu’il a transmis, notamment à travers la formation de nombreux professionnels. La direction et la rédaction de L’Autre Quotidien adressent leurs sincères condoléances à sa famille ainsi qu’à l’équipe de La Nouvelle Expression.

Que l’âme de Philippe Hado repose en paix éternelle. Son legs continuera d’inspirer les générations de journalistes au Bénin.

Quelques témoignages

L’encre a lâché la plume,
J’ai perdu un soutien !

Je ne vous cache pas ma désolation en ce moment où j’apprends la mort de Philippe Hado.
Je lui dois mon premier stage dans la presse, à La Nation notamment où il était rédacteur en Chef.
C’était un rédacteur en chef au rang de directeur de publication. Car à l’époque, le quotidien La Nation, n’avait pas de DP.
Ce que je retiens le plus de lui, c’est son amour du travail et son désintéressement au lucre. Je le revois en train de nous corriger nos articles, avec grande attention et rigueur. Nous étions un certain nombre à lui soumettre nos articles : Ibrahim Djibril, feu Boni Séni, Laure Akplo, Pintos Gnagnon, Brice Ogoubiyi et Désiré Gbodougbé, pour ne citer que ceux-là. Nous avions d’autres aînés en les personnes de Valentin Sovidé, Michel Gletton Quenum et Romuald Binazon qui se faisaient relire par ses soins. Philippe Hado se faisait aider dans la correction par les anciens rédacteurs en chef comme Assévi Akuété. Léon Brathier, feu Éphrem Dossavi-Messy, Hubert Akponikpè et autres lui venaient en appoint pour la correction. L’objectif était de toujours livrer un journal sans faute, honorant déontologie, droit de presse et bonne écriture journalistique.
Par-delà la presse, Philippe Hado était aussi très humain, attaché aux valeurs religieuses. Je lui dois mon premier vrai emploi. C’était au Programme d’appui à la Communication et à l’information pour la protection de l’environnement (PACIPE Bénin) où j’ai été correspondant de Radio Parakou dans le Zou-Nord( aujourd’hui Collines) sur les questions environnementales.
J’en ai certes démissionné 14 mois après pour aller en formation à l’école supérieure de journalisme de Paris, mais nous avons gardé de très bons rapports. Ceci m’a permis de collaborer avec tous les organes où il a été responsable, notamment au Continental, à L’Autre quotidien et à Nouvelle Expression. Nouvelle Expression justement, disons-en un mot ! J’y publiais toutes mes communications du Ministère de la santé où jofficiais en qualité de Responsable à la communication, si bien que beaucoup de cadres du ministère et d’autres doigtaient ce quotidien comme le mien. Imaginez quelle était ma fierté de me savoir associé à cet organe plus écrit !
Philippe Hado m’a récemment soutenu pour ma candidature au poste de Directeur de Publication de La Nation, en étant mon référent. Je continue d’être touché par cette marque de confiance et de sympathie d’autant qu’il avait refusé ce soutien à certains collègues, pas des moindres, exerçant à La Nation.

Des journalistes de son âge , ayant fait la presse écrite, il est celui qui m’a le plus marqué par son style et sa rigueur. Il m’a beaucoup appris, notamment l’écriture des titres que j’affectionne beaucoup.

La rigueur et le sérieux qui caractérisent l’homme ont été remarqués à travers les journaux qu’il a dirigés. A la Nation, il a fait éviter les nombreux procès que le quotidien subissait avant sa nomination. Au Continental, il a imposé le professionnalisme, d’où le recours de ce magazine aux journalistes formés dans de bonnes écoles. A Nouvelle Expression, il a imprimé une allure professionnelle qui se démarque du mercantilisme qui a aujourd’hui cours dans certains organes privés . Sa maîtrise des connaissances était telle qu’il était sollicité par nombre d’écoles de journalisme de la place et même par le CESTI qui a formé bien des journalistes béninois.

La presse béninoise vient de perdre un journaliste de haut niveau, un formateur et une figure marquante.
Paix à l’âme de l’illustre aîné !

Mesmin Jespenlaven ADISSO

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La faucheuse a encore frappé…

L’un de tes proches, que dis-je de nos proches, Chef, Collègue et Collaborateur et Ami: Philippe HADO. Unique en son genre, il était très respectueux mais très taquin. Il avait la connaissance et n’hésite pas à les partager.

Vous, voilà, enseignants dans les Universités privés après les rédactions, de la Nation à l’Autre Quotidien, Nouvelle Expression, en passant par Continental Magazine.

L’homme a parcouru le chemin qui est le sien, il s’est éloigné un peu de la presse ( de son journal) tout en gardant sa plume qu’il vient de casser définitivement.

Que Dieu lui ouvre grandement les portes de sa maison pour le repos du Pèlerin, du Pasteur (pour sa vie religieuse et de prêche)… Amen !

Toutes mes condoléances à sa famille éplorée.

A nous tous qui l’avons connu, côtoyer, Condoléances et Compassions.

Va Monsieur Philippe et dors en paix!

Aline A.
( C’est lui qui m’a appris à signer mes messages).

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Moudachirou Souberou

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