Couffo/Aplahoué : célébration de la journée internationale de la fille

Couffo/Aplahoué : célébration de la journée internationale de la fille
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La journée Internationale de la Fille instituée par les Nations Unies, est célébrée le 11 octobre chaque année dans le but de promouvoir leurs droits et de mettre en lumière les défis spécifiques auxquels les filles font face. Ainsi, l’Organisation Non Gouvernementale le Groupe de Recherche et d’Action pour la Solidarité des Initiatives de Développement (GRASID-ONG) à travers le projet de « Promotion de la Santé et des Droits Sexuel et Reproductif  de la zone sanitaire Aplahoué-Djakotomey-Dogbo (PSDSR 2-Add)  avec l’appui financier du Care International Bénin-Togo et de l’Ambassade des Pays Bas, a fait le choix de la célébrer en différé ce vendredi 31 octobre 2025 au centre de promotion sociale d’Aplahoué.

Des artisans, élèves, filles et garçons, patronnes, responsables à divers niveaux et autorités, étaient présents  pour célébrer avec éclat, joie et ferveur l’édition 2025 de la Journée Internationale de la Fille. Le thème de cette année s’intitule : << La fille que je suis, le changement que je mène: les filles en première ligne face aux crises>>. A l’ouverture des festivités, le Directeur Exécution de Grasid-Ong, Mesmin Djèdji, a tout d’ abord souhaité la bienvenue à l’assistance et remercié tous les participants pour les efforts consentis à sacrifier cette journée pour la cause de nos enfants surtout nos filles. Ensuite, il a donné quelques raisons qui sous-tendent  l’importance de la célébration de cette journée. A cet effet, il a éclairé l’assistance sur des situations dont nos filles sont victimes. Au nombre de celles-ci, on peut citer entre autres les maltraitances les abus, le  viol, les enlèvements, les mariages forcés.

Les enfants filles face à ces fléaux, voient leur sort ou leur avenir déboussoler (fin précoce de leurs études ou apprentissages). Pour lui la célébration de cette journée vise <<à marquer un arrêt de célébrer les exploits enregistrés dans l’émancipation, dans l’accompagnement et dans la consolidation du respect des droits des filles au monde>>  car << au niveau mondial, des luttes se font pour libérer les filles de l’otage, des violences basées sur le genre, nos filles sont des proies faciles à certaines personnes qui ne méritent pas d’ être classées parmi des nobles citoyens qui devraient plutôt travailler en sorte que les familles auxquelles sont issues ces enfants filles soient celles épanouies>>.

Le Directeur Départemental de l’Assistance Social et de la Micro-finance ( DDASM ) Nicolas Egui a,  pour sa part déploré la situation qui continue de jour en jour malgré les efforts du gouvernement et des partenaires au développement. Par la suite, il a fait un bilan qui démontre que beaucoup restent à faire sur plusieurs plans dont les statistiques se présentent comme suit:

Harcèlement sur des filles 50 en 2024 et 37 en 2025; viol sur des filles 47 en 2024 et 41 en 2025; enlèvements des filles 41 en 2024 et 37 en 2025; mariage forcé 45 en 2024 et 34 en 2025. Pour le DDASM, le travail reste encore à faire tant au niveau des partenaires, du gouvernement que surtout les parents qui doivent jouer leurs rôles d’éducateurs.

Le Préfet Christophe H Mègbédji, bien présent à la célébration a,  en un premier temps remercié les partenaires au développement qui ne cessent de nous aider à éradiquer certains phénomènes sociaux qui détournent l’avenir de nos enfants filles, et l’Ong Grasid et son personnel et les participants les patronnes des ateliers, les filles et garçons élèves comme artisans pour leurs déplacements.

En un second temps, il a exhorté l’assistance sur le rôle que chacun doit jouer en ce qui concerne l’engagement personnel pour réduire les phénomènes de viol et violence basée sur genre, à commencer par les patronnes ou patrons des ateliers à donner de bons conseils à leurs apprenants, en les éduquant sur le bon chemin, les parents quant à eux, doivent prendre leurs responsabilités à assumer leurs devoirs vis-à-vis de leurs enfants, et à ses derniers d’être conscients et de se prendre au sérieux pour finir leurs études ou leur apprentissage pour que demain chacune puisse devenir une grande personnalité. Enfin, le Préfet a lancé un appel aux auteurs qui favorisent le développement de ces ccphénomènes pré-cités à cesser, sinon ils  répondront de leurs actes devant les tribunaux.

Cocou Hounkpè ( Correspondant Couffo)

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Modeste Dossou

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