Contrôle et inspection des centres médicaux au titre de 2025 : l’ARS livre des résultats qui forcent l’admiration
Le coordonnateur par intérim de la cellule de contrôle et d’inspection des structures de prestations de soins médicaux Dr Valère Goyito a animé hier au siège de l’institution un point de presse. Occasion bien opportune pour les responsables de cette structure sous tutelle de l’Autorité de régulation du secteur de la santé (ARS) de rendre publics les résultats des inspections opérées au titre de l’année 2025. Il ressort du point fait que beaucoup d’avancées sont à noter même si des cas de récidive de pratiques très peu honorables ont toujours cours dans certains centres médicaux.
Aux dires du Dr Valère Goyito, coordonnateur par intérim de la cellule, de janvier à décembre 2025, 928 établissements de santé ont été inspectés au moins une (1) fois, dont 302 privés et 626 publics. Des résultats de ces inspections, il ressort que beaucoup d’améliorations ont été notées. C’est le cas par exemple de la nette régression de l’insalubrité dans la plupart des établissements de santé, la médicalisation de certains Centre de Santé d’Arrondissement (CSA), le recrutement substantiel de Ressources Humaines en Santé (RHS), des ambulances disponibles, de la réhabilitation et équipement de plusieurs établissements de santé, de la mise en fonction de nouveaux établissements de santé, de la mise à disposition des maternités de kits de prise en charge des hémorragies après accouchement ainsi que de la réalisation des forages d’eau dans les établissements de santé.
Somme toute, ces avancées remarquables ne sauraient cachées les multiples cas d’imperfections notées tout au long de l’opération. Ainsi, au nombre des insuffisances relevées on note encore la pratique clandestine aussi bien par des professionnels de santé (absence d’autorisation d’exercice en clientèle privée ou d’autorisation d’ouverture) que par des non professionnels de santé. L’absence répétée et/ou prolongée du promoteur de l’ES, le retard dans la référence des patients pour une meilleure prise en charge, car, les communautés refusent d’utiliser les ambulances malgré les interventions de certaines autorités locales, les délais excessivement longs pour obtenir des rendez-vous puis les résultats des examens d’imagerie médicale. Ces délais ont été confirmés par les relevés réalisés par les collecteurs de données installés dans les unités d’imagerie médicale pendant 6 mois consécutifs.
L’absence dans certaines unités d’imagerie médicale, du dispositif requis pour la surveillance de l’exposition aux rayonnements ionisants des professionnels et du public a été remarquée de même que la réalisation encore manuelle de l’hémogramme dans beaucoup de laboratoires tant du secteur public que du privé.
Eu égard à ces constats relevés, quelques actions ont été menées. Ainsi, dans le domaine de la pratique clandestine par des professionnels de santé, un agent pris en flagrant délit d’exercice illégal dans l’une de nos régions a été aussitôt mis à la disposition de la justice avec l’assistance de la police républicaine et son cabinet d’échographie a été aussitôt fermé. S’agissant du secteur d’imagerie médicale, deux (02) grandes actions ont été menées. Il s’agit du recrutement d’agents qui ont collecté durant 6 mois des données sur le fonctionnement des services d’imagerie médicale dans les principaux hôpitaux du pays.
La 2ème grande action a été réalisée au CNHU HKM de Cotonou en avril 2025 aboutissant à une réorganisation du travail dans ce service et une dotation en équipements et matériels de pointe, ce qui a réduit substantiellement les plaintes d’insatisfaction des clients. A la lumière des résultats servis par la cellule, il importe de maintenir la tendance pour voir prendre le pli les indélicats pervers.

