Bénin – Présidentielle de 2026 : candidat désigné de la Mouvance, Romuald Wadagni, un choix logique pour la continuité et le progrès

Bénin – Présidentielle de 2026 : candidat désigné de la Mouvance, Romuald Wadagni, un choix logique pour la continuité et le progrès
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Le choix des partis de la mouvance présidentielle, UPR et BR, pour succéder à Patrice Talon à la tête de l’Etat béninois, n’a pas véritablement surpris. On s’y attendait après le profil-type qu’il a dessiné lui-même, devant les jeunes rassemblés par lui, au Palais de la Marina courant août dernier. Il souhaitait un homme rassembleur et surtout ayant une compétence avérée pour poursuivre les réformes utiles à la transformation profonde, en cours au Bénin depuis avril 2016. Le candidat en impose par son parcours performant et sa notoriété acquise, sur les plans national et international, dans les milieux financiers comme l’un des meilleurs ministres des Finances de la sous-région et du continent. Il est le père de la stabilité économique et de la croissance soutenue du Bénin.

À 49 ans, le ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances est né en 1976, dans le département du Mono au sud du Bénin. Son père Nestor fut un des meilleurs cadres et proches collaborateur de de Bruno Amoussou, ancien ministre et candidat plusieurs fois à la présidence du Bénin, président de l’ex-parti politique PSD dont le fief fut le département du Couffo. Cette désignation est historique dans la mesure où cette région (Mono-Couffo) n’a jamais eu cet honneur de voir un de ses fils gérer le destin du Bénin.

Ce choix adoubé par le président Patrice Talon, incarne aussi une relève générationnelle, fondée sur l’efficacité et la compétence. Le candidat Romuald Wadagni est reconnu comme l’architecte d’une économie béninoise en pleine croissance avec un chiffre flatteur de plus de 6% et des indicateurs rassurants, dans un pays qui a beaucoup investi pendant le règne de Patrice Talon sur les réformes profondes dont celles des finances, et sur la transformation du pays. Donc c’est l’homme qui connaît très bien la Maison, pour avoir contribué sous la houlette du chef de l’Etat, à construire une économie solide capable de générer les progrès engrangés sous le régime de la rupture.

Wadagni, technocrate respecté, s’est imposé comme un artisan efficace des réformes économiques et financières. Discret, mais très efficace, sa maîtrise de l’inflation et ses prouesses en matière de mobilisation des ressources financières, notamment les émissions d’euro-obligations innovantes à des taux plutôt compétitifs, sa distinction comme Meilleur ministre des Finances d’Afrique en 2024, une distinction qu’il a gagnée au moins quatre fois, témoigne de sa rigueur et de sa crédibilité auprès des partenaires internationaux.

Cependant, la route vers la présidence ne sera pas sans obstacles. Wadagni, souvent perçu comme un technocrate distant, devra travailler son image pour séduire un électorat plus large, « le peuple ». Son charisme politique, encore en construction, nécessitera une présence accrue sur le terrain et une capacité à mobiliser les foules, loin des salles feutrées des marchés financiers. Sortir de l’étiquette de « bourgeois » pour se rapprocher du peuple béninois sera crucial. Pour beaucoup, il devra apprendre à « faire le show » tout en restant fidèle à sa méthode pragmatique, axée sur l’action plus que sur les discours populistes.

Pour le reste avec ses soutiens des partis politique de la mouvance actuelle et les nouveaux élus que le régime pourra gagner dans les prochaines élections générales, Romuald Wadagni, bénéficiant aussi du soutien actif de Patrice Talon pendant la campagne, pourra dévoiler une image plus politique de lui-même sur le terrain, présentant aux Béninois, un autre visage que les Béninois semblent ne pas lui connaître. Bon vent.

Avec le choix de Romuald Wadagni, la stratégie de la mouvance et surtout celle de Patrice Talon est claire : capitaliser sur le bilan économique actuel tout en proposant une figure jeune et compétente. Face à une opposition qui s’organise de son côté, notamment autour du parti Les Démocrates de Boni Yayi, Wadagni bénéficie certainement d’un sérieux atout, en expérience de gouvernance, sur les autres candidats sérieux.

Qui est Romuald Wadagni ?

Romuald Wadagni, né le 20 juin 1976 à Lokossa dans le sud du Bénin, est diplômé de l’École supérieure des affaires de Grenoble et titulaire d’un MBA de la Harvard Business School. Il est également expert-comptable certifié en France et aux États-Unis. Avant d’entrer en politique, il a passé 17 ans dans le cabinet international, Deloitte,  y devenant en 2012, le plus jeune associé à 36 ans, et dirigeant les activités en Afrique francophone.

Fils de Nestor Wadagni, statisticien-économiste, il pilote 2016, les réformes économiques du Bénin, en tant que ministre de l’Economie et des Finances, incluant la modernisation fiscale, la digitalisation des services publics et des émissions d’euro-obligations. En 2020, le Bénin devient le pays où créer une entreprise est le plus facile au monde selon la CNUCED. En 2024, il est élu Meilleur ministre des Finances d’Afrique pour sa gestion de la dette et la stabilité macroéconomique.

En 2025, il a été proposé comme candidat du Bénin pour prendre la tête de la Banque africaine de Développement (BAD). Alors qu’il était pourtant en bonne posture pour gagner cette place, il y a renoncé, favorisant ainsi le candidat du Nigéria. C’est donc à partir de ce moment qu’il a été perçu plus sérieusement comme prétendant à la succession du président Patrice Talon. Aujourd’hui, c’est le choix de Talon mais aussi des grands partis de la mouvance présidentielle pour l’élection de 2026

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Modeste Dossou

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