Bénin – Législatives de 2026 : un tremplin incontestable pour Romuald Wadagni vers la Présidence
Les résultats des élections législatives du 11 janvier 2026 au Bénin marquent un tournant décisif dans le paysage politique, servant de premier baromètre pour évaluer la capacité de mobilisation des partis soutenant la candidature de Romuald Wadagni à la présidentielle d’avril 2026.
Avec une victoire écrasante de la mouvance présidentielle, il n’est pas exagéré d’affirmer que Wadagni détient toutes les cartes pour succéder à Patrice Talon et devenir le prochain président de la République. Cette performance électorale, où l’Union Progressiste le Renouveau (UP-R) et le Bloc Républicain (BR) – ses principaux alliés – ont raflé l’intégralité des 109 sièges de l’Assemblée nationale, confirme la solidité de la coalition et dissipe toute incertitude sur sa trajectoire.
Selon les résultats provisoires annoncés par la Commission électorale nationale autonome (CENA), l’UP-R a obtenu 41,15 % des voix, décrochant 60 sièges, tandis que le BR a suivi avec 36,64 % et 49 sièges. Ce raz-de-marée, avec un taux de participation de 36,73 %, a été confirmé et validé par la Cour constitutionnelle et reflète une adhésion massive à la vision économique et réformatrice portée par le régime Talon, dont Wadagni, ministre des Finances depuis 2016, est l’un des architectes clés.
L’opposition, notamment Les Démocrates, bien qu’ayant recueilli 16,16 % des suffrages au niveau national, n’a pas franchi le seuil requis de 20 % dans chacune des 24 circonscriptions, la privant ainsi de toute représentation parlementaire. Cette configuration « monocolore » de l’Assemblée nationale assure normalement à Wadagni, s’il est élu, une majorité totale et absolue, éliminant les risques de blocages législatifs qui pourraient entraver ses initiatives.
Ce premier test est indéniablement réussi pour la coalition de la mouvance. Investi officiellement en octobre 2025 comme candidat de la majorité, Wadagni, à 49 ans, incarne la continuité d’une gouvernance axée sur la stabilité économique et le développement durable. Son parcours, marqué par des réformes fiscales saluées internationalement, renforce son image de leader compétent et visionnaire malgré un ancrage politique très faible que semblent désormais compenser les partis.
Le soulagement est palpable : sans une majorité confortable au Parlement, diriger le pays aurait été un défi herculéen. Dorénavant, avec le soutien inconditionnel de l’UP-R et du BR, Wadagni peut se concentrer exclusivement sur une stratégie pour remporter la victoire au premier tour. Face à un seul adversaire, Paul Hounkpè des Forces Cauris pour un Bénin Émergent (FCBE), un opposant modéré ayant déjà signé des accords avec des partis de la galaxie présidentielle et n’ayant même pas réussi à avoir 10% des voix sur le plan national lors des législatives, les chances de Wadagni apparaissent encore plus élevées.
Il est incontestable que ces législatives consolident la dynamique favorable à Wadagni, transformant la présidentielle en une formalité probable sauf miracle ou retournement de situation hallucinant. Ce succès collectif de la mouvance, non seulement, jaillit comme un soulagement, mais pose les bases d’une présidence sereine, dédiée à poursuivre les avancées économiques du Bénin. Avec une machine électorale bien huilée et un parlement acquis, l’avenir semble radieux pour Romuald Wadagni qui pourra faire germer ses propres idées de développement et compenser éventuellement les quelques insuffisances dans la gestion talonnienne.
Par Modeste DOSSOU

