30 ans de la HAAC : ouverture du colloque international sur la régulation des médias

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À l’occasion de ses trente ans d’existence, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) du Bénin a lancé, ce jeudi, un colloque international réunissant les instances de régulation des médias de plusieurs pays africains. Placé sous le thème « Régulation médiatique des élections à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle », cet événement a rassemblé des personnalités du monde des médias et de la politique pour réfléchir aux défis d’une régulation efficace en période électorale.

La cérémonie d’ouverture, marquée par une forte présence de délégations venues du Cap-Vert, du Maroc, de la Centrafrique, des Comores, de la Mauritanie, du Burkina Faso, du Gabon, du Togo, du Sénégal, du Mali et du Tchad, a été l’occasion pour le président de la HAAC, Edouard Loko, de rendre hommage à ses homologues africains. Dans son discours, il a insisté sur l’importance d’une réflexion collective pour établir des cadres de régulation équilibrés, capables de préserver la liberté d’expression tout en évitant les dérives autoritaires ou le laisser-aller. « Nous devons trouver des solutions qui garantissent un environnement médiatique sain, particulièrement en période électorale », a-t-il déclaré.

René Bourgoin, président du Réseau des Instances Africaines de Régulation de la Communication (RIARC) et patron de la HACA en Côte d’Ivoire, a salué l’initiative de la HAAC. Il a souligné les défis posés par le numérique et l’intelligence artificielle, qui transforment profondément le paysage médiatique. Ces technologies exigent une adaptation rapide de nos cadres réglementaires pour garantir une information fiable et éthique, a-t-il affirmé.

Présente à l’événement, la vice-présidente du Bénin, Mariam Chabi Talata, qui a ouvert le bal, a appelé à des solutions adaptées aux réalités africaines. Selon elle, le numérique est une opportunité majeure pour nos sociétés, mais il comporte des risques, notamment en période électorale. Elle insiste sur le fait que « nos pays doivent collaborer » pour trouver un équilibre, mettant en garde contre la désinformation et les manipulations en ligne.

Ce colloque, qui se prolongera sur deux jours, ambitionne de poser les bases d’une régulation médiatique moderne, en phase avec les enjeux technologiques et démocratiques du continent. Les discussions devraient aboutir à des recommandations concrètes pour harmoniser les pratiques des régulateurs africains, dans un contexte où l’information est plus que jamais un enjeu stratégique.

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Moudachirou Souberou

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